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Italie. La contre-attaque de M. Renzi dans l’affaire Open

En 2019 une enquête sur le « coffre-fort » qui permettait de soutenir financièrement les projets politiques de Matteo Renzi avait été lancée.  En février 2022, les procureurs ont demandé la traduction en justice du leader d’Italia Viva mais l’Homme politique contre-attaque et dénonce les procureurs.

Cet article est à retrouver dans le numéro 14 de la newsletter « L’actu de l’Europe »

L’ouverture du procès

Une audience préliminaire aura lieu le 4 avril prochain, suite à l’enquête des magistrats florentins sur les irrégularités présumées dans les financements de la fondation Open, créée pour soutenir les initiatives politiques de l’ex-Président du Conseil des ministres Matteo Renzi.

Entre 2014 et 2018 3,5 millions d’euros auraient été utilisés en violant les lois régissant le financement aux partis. Trafic d’influence, corruption, auto-blanchiment et création de factures pour des transactions fictives ou partiellement fictives sont les principales infractions évoquées dans cette affaire. 11 personnes dont l’ex-président du Conseil se tiendront sur le banc des accusés pour financement illicite aux partis. 

Les contre-accusations

Après un traitement intensif de l’affaire Open dans les médias, Renzi s’est montré ravi de l’ouverture du procès devant la Cour. Il explique que cela permettra de prouver combien l’accusation est fragile et les méthodes utilisées durant l’enquête scandaleuses. « Moi je n’ai commis aucun crime, j’espère que les magistrats florentins pourront en conscience en dire autant » a affirmé Matteo Renzi après avoir annoncé vouloir porter plainte contre les magistrats Creazzo, Turco, Nastasi pour violation de l’article 68 de la Constitution[1], de la loi 140 de 2003[2] et l’article 323 du Code Pénal[3]. Avocat de formation, tout laisse à croire que le leader d’Italia Viva saura faire prendre à ce procès la forme d’une réelle bataille juridique après la polémique médiatique que cette affaire a suscitée.

L’ex premier ministre a également annoncé la publication d’un ouvrage détaillant les preuves d’un acharnement de la part des magistrats florentin qui devrait être disponible dès le lendemain de l’audience préliminaire, le 5 avril.


[1] L’article 68 de la Constitution prévoit que « les membres du Parlement ne peuvent être appelés à répondre des opinions exprimées ou des votes émis dans l’exercice de leurs fonctions »

[2] La loi 140 de 2003 établit des dispositions pour l’application de l’article susmentionné et au sujet des poursuites pénales contre les hautes fonctions de l’État

[3] L’article 323 du code pénal punit l’abus de pouvoir.

T.M.

Sources : Il Sole 24 ore [Lien]

Crédit image : PES Communication

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